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L'unité de valorisation énergétique (UVE)

usine d'incineration du sybert

Construite dans les années 70, l'Unité de Valorisation Energétique (UVE) traite les déchets résiduels produits sur tout le territoire du SYBERT, c’est-à-dire les trois communautés membres.

Cette unité de valorisation est équipée de deux fours. L’un date de 1976 avec une capacité de 3 tonnes par heure. Le second a été mis en service en 2002, avec une capacité de 4 tonnes par heure. Elle traite un peu plus de 47 000 tonnes de déchets par an.

Comment fonctionne l'unité de valorisation ?

Après avoir été pesés sur le pont bascule, les camions de collecte déchargent les ordures dans la fosse de stockage des déchets. En cabine, un opérateur pilote un grappin (grosse pince à sucre) qui transfère les déchets de la fosse vers la trémie d’alimentation, sorte de gros entonnoir. Les déchets tombent dans le four d’incinération. Avec une température dépassant 850°C au sein du four, les déchets brûlent par auto-combustion.

Lorsque les déchets brûlent dans le four, ils créent de la chaleur, des cendres, des mâchefers et des fumées. Au sein de l’usine, quatre grandes opérations sont en oeuvre :

  • Transformer l’énergie de la combustion des déchets en chaleur et en électricité 

 L’énergie dégagée par la combustion des déchets est récupérée sous forme de vapeur qui sort de la chaudière. Cela permet d’alimenter l’échangeur du réseau de chauffage et d’eau chaude sanitaire de Planoise (environ 40% de l’énergie consommée). Après avoir transité par ce réseau, la vapeur retourne dans l'unité de valorisation. La température et la pression de la vapeur qui restent après ce circuit permettent ainsi d’alimenter une turbine produisant de l’électricité. L’électricité produite alimente l’ensemble des équipements de l’usine ainsi que tous les éclairages.
Cet ensemble constitue la valorisation énergétique. Le rendement est supérieur de 60%.

  • Dépolluer les fumées

Les fumées sortant de l’usine sont épurées grâce à des injections de bicarbonate de sodium (pour les acides) et du charbon actif (pour les dioxines). Les poussières sont captées par le biais d’un électrofiltre puis d’un filtre à manches. Ainsi 99,9 % des polluants sont filtrés et retenus. Des analyses en continu et semi continu permettent de garantir la qualité de l’épuration.

  • Récupérer les cendres

Les résidus issus de l’épuration des fumées (appelés REFIOM) sont stockés en silo et évacués vers un site de stockage pour produits dangereux. Environ 4 kg de résidus sont produits pour une tonne de déchets incinérés.

  • Trier et valoriser les mâchefers

Les ordures ménagères contiennent environ 20% de matières incombustibles (gravats, boîtes de conserves, ferrailles diverses...) : ce sont les mâchefers. Après être refroidis dans l’eau, ils sont criblés, triés et déferaillés pour ensuite être acheminés vers un lieu de stockage. Les mâchefers sont utilisés en matériau de remblai si leur qualité le permet. Les métaux sont recyclés.

Une surveillance permanente de l’impact environnemental

L’unité de valorisation des déchets du SYBERT est une installation classée (ICPE). A ce titre, un programme annuel de surveillance de son impact sur l’environnement a été mis en place depuis 2004.

Pour suivre les rejets atmosphériques, des mesures d’auto-contrôle sont réalisées de manière continue, semi-continue et ponctuelle et deux campagnes de mesure (dont une effectuée de manière inopinée) sont réalisées à l’initiative des services de l’Etat.

Le SYBERT a mis en place un programme de surveillance de l’impact de son unité de valorisation sur l’environnement, en mesurant notamment les dioxines, les furanes et les métaux lourds (cadmium, plomb, mercure) dans les lichens :
les prélèvements sont réalisés par une société spécialisée chaque année afin de pouvoir établir un suivi temporel.
Les analyses sont effectuées par le laboratoire agréé.

Ce programme de surveillance est complété par des analyses de dioxines et de furanes dans le lait de vache prélevé à moins de 3 km autour de l'unité de valorisation. Depuis plusieurs années, un suivi est effectué sur quatre exploitations agricoles :

  • les prélèvements sont effectués par un organisme extérieur,
  • les analyses sont également réalisées par le laboratoire agréé.


ZOOM SUR LA COMMISSION DE SUIVI DE SITE

Autre élément de cette surveillance environnementale : la Commission de Suivi de Site (CSS). Elle a pour vocation à constituer un cadre d’échange, à suivre l’activité de l'unité de valorisation et à promouvoir l’information du grand public sur les conditions d’exploitation, les impacts sur l’environnement et la santé publique. Elle est présidée par le Préfet et est composée de cinq collèges où siègent des représentants de l’Etat, des collectivités, des riverains et associations, de l’exploitant et des salariés. Cette commission se réunit chaque année.

Pour résumer :

Ce qui entre dans l’usine 

  • Ordures 47 000 tonnes (dont 36 000 tonnes d’ordures ménagères)
  • Boues de station d’épuration: 3 000 tonnes

Et ce qui en sort

  • 54 000 Mwh thermiques produits soit 38 % des besoins annuels du réseau de chaleur
  • 3 500 MWh électriques produits
  • 8 700 tonnes de mâchefers
  • 1 500 tonnes de REFIOM
  • 1 000  tonnes de ferrailles et 44 tonnes de non ferreux
  • 1 000 tonnes de métaux